[PODCAST] A PR of IT #13 – Comment organiser sereinement une conférence de presse ? (part. 1)

Après plusieurs épisodes en interview et un dernier épisode consacré à une problématique assez abstraite (la créativité), j’ai eu l’idée de préparer ce podcast consacré à un sujet beaucoup plus pratique : l’organisation d’une conférence de presse.

Il se trouve que, rentrée oblige, j’ai été participer à l’organisation d’une série d’événements presse, avec leur lot de petits pépins ou de réussites, bref d’enseignements potentiellement intéressants pour un podcast.

Ce sera donc un épisode relativement tactique. Avec, je l’espère, quelques éléments concrets qui vous permettront d’organiser un événement de presse de façon sereine, que vous travailliez dans la communication, côté annonceur ou côté agence.

Faut-il organiser un événement presse ?

  • C’est la première question à vous poser : les journalistes sont sursollicités par des tonnes d’emails, de pitches et d’invitations en tous genres. Les rédactions sont sous-staffées, la concurrence est rude entre les médias, il faut donc que ce que vous allez communiquer vaille sérieusement le déplacement pour que les journalistes acceptent de se déplacer, de prendre sur leur temps précieux de rédaction et acceptent de recevoir la même information – en même temps que leur concurrent.
  • Une conférence de presse coûte cher en ressources, en énergie, en stress parfois, n’en organisez pas une si vous n’avez pas une réelle actualité à annoncer. Qu’est-ce une actualité ? Pour moi, la vraie actualité pour une entreprise est une annonce dont l’impact potentiel dépasse le cadre habituel des stakeholders de l’organisation. Conséquence : plus votre organisation est leader de son secteur plus cette définition s’avèrera pertinente l’organisation d’une conférence de presse.
  • Quelques exemples où je recommande une conférence de presse
    • Lancement d’un nouveau service/produit réellement innovant
    • Changement de direction à la tête d’une organisation
    • Lancement d’une nouvelle stratégie réellement innovante
    • Annonce d’un partenariat étonnant
    • Résultats annuels
    • Présentation du programme d’un événement grand-public récurrent (festival, campagne de sensibilisation annuelle…
  • Quelques exemples où je déconseille une conférence de presse
    • Si ce que vous avez à communiquer n’exige pas une présentation détaillée : motivations, besoins du marché, explication d’un spécialiste, démonstration, … et que la présence de représentants importants de votre organisation n’est pas nécessaire pour expliquer le contexte et les motivations, la conférence de presse n’est pas probablement nécessaire.

 

Quel est le bon moment pour organiser une conférence de presse  ?

  • Au fil du temps, j’ai appris que le moment idéal n’existe pas et que des moments qui me semblaient particulièrement peu propices ont pu malgré tout générer de la présence.
  • J’éviterais malgré tout les lundis et les vendredis pour organiser une conférence de presse. Le premier jour de la semaine est en effet encore souvent consacré aux réunions de rédactions.

Quel lieu choisir ?

  • Personnellement, je ne suis pas pour pousser à la dépense. Dans la grande majorité des cas, organiser la conférence de presse dans vos propres locaux est suffisant. A moins que le lieu ne soit particulièrement signifiant pour la conférence de presse, n’investissez pas dans une salle de conférence d’hôtel impersonnelle certes fonctionnelle mais qui ne dira rien sur votre entreprise. Au contraire, cela peut induire que vous préférez ne pas accueillir les journalistes chez vous et donc que vous avez quelque chose à cacher.

J’ouvre une petite parenthèse. Je vois parfois certaines entreprises (et souvent, certains CEO) encline à en jeter plein la vue dans les conférences de presse : lieux clinquant, catering fastueux, goodie bags…

A moins que vous ne travailliez pour une marque de luxe, qui un certain standing à garantir, le bling-bling n’est pas un gage de sérieux pour les journalistes. On est loin de l’époque où les journalistes sont séduits par ce que vous allez leur servir dans l’assiette.

Au contraire, mettez vos efforts dans du contenu innovant, de la disponibilité, de la transparence, montrez leur ce qu’ils ne peuvent pas découvrir par eux-mêmes, ouvrez-leur les portes de votre entreprise.

Quels orateurs ?

  • J’adore composer un panel d’une conférence de presse. C’est comme concevoir 5 services des invités. Avec un côté Puppet Master, d’identifier le bon orateur pour le bon contenu. Le panel d’orateurs est donc intrinsèquement lié à ce que vous allez dire. Pour ce faire, je trouve la structure suivante assez performante somme toute assez classique de passer du général au particulier.
  • L’accueil de la conférence de presse :
    • L’accueil doit être fait par une autorité. On pourrait dire que la personne qui accueille doit être en quelque sorte le maître du lieu qui vous accueille dans sa maison. C’est pour cette raison que dans une logique un peu protocolaire, la personne qui doit accueillir doit faire figure d’autorité. Typiquement, le président d’un conseil d’administration. Cela ne doit pas être nécessairement le CEO, il aura son tour.
    • Selon moi, les VIP’s, les autorités, ne doivent pas introduire la conférence de presse, elles peuvent être invitées par l’accueillant à dire quelques mots dans la foulée.
    • L’accueil ne doit pas durer plus de 5 minutes.
  • Le contexte :
    • Cette étape consiste à mettre en perspective l’importance de votre annonce.
    • Si la communication des organisations peut être intéressante pour les journalistes et autres observateurs du marché, c’est parce qu’en tant qu’acteur d’un marché, les organisations ont la possibilité d’informer les journalistes de ce qu’elles observent sur celui-ci. Pour faire les simples, les entreprises sont des acteurs de terrain qui peuvent informer les journalistes de ce qui s’y passe.
    • Présenter le contexte d’une annonce, revient à créer le contexte de la valeur ajoutée de cette annonce. Plus vous parviendrez, en développer les contours d’un contexte propice à votre annonce, plus celle-ci paraîtra pertinente.
    • Pour baliser ce contexte, n’hésitez pas à vous adjoindre l’aide d’observateurs extérieurs :
      • Un institut de sondage qui pourra venir présenter les résultats d’une étude mettant en avant le besoin d’une mesure analogue à celle que vous allez présenter.
      • Un représentant politique (ministre, bourgmestre ou maire pour nos amis d’outre-Quiévrain) qui pourra venir confirmer les besoins pour ses administrés de de votre initiative. Il ne manquera d’ailleurs pas de faire savoir au journaliste combien il ou elle n’a pas épargné ses efforts pour vous aider ou pire pour dire que ce que vous allez annoncer, il y avait déjà pensé. Cela fait partie du jeu…
      • Un expert indépendant viendra faire état de ses recherches ou de ses observations.
    • Vous l’aurez compris, le contexte est le moment didactique de la conférence de presse. Utilisez donc du matériel didactique : vidéos, infographiques, tableaux statistiques. Encore une fois, cette phase de la conférence de presse permet de mettre en avant l’importance de votre annonce. Prenez le temps et l’énergie pour le mettre valeur.
    • La description du concept doit durer autour 10 minutes.
  • La réponse :
    • On arrive au moment de vérité. Vous êtes sur le point de confirmer aux journalistes qu’ils ont bien fait de se déplacer.
    • Selon moi, c’est le moment pour votre CEO d’entrer en piste, en tant que visage de l’entreprise, c’est lui ou elle de briller au moment le plus stratégique de l’événement.
    • C’est le moment d’aller droit au but : montrez votre nouveau produit, annoncez votre partenariat, donnez-en aux journalistes pour leur déplacement.
    • Votre CEO prend quelques minutes pour présenter cette annonce et combien elle prend sens par rapport à la stratégie de l’entreprise. Un expert technique interne : responsable-produit, développeur, … pourra venir présenter les détails plus techniques permettant de mettre en avant la valeur ajoutée de l’annonce pour justifier de l’importance de ce qui est communiqué.
    • La réponse est donc le moment du concret. Prenez le temps d’expliquer en quoi cette annonce va impacter le quotidien des parties-prenantes de l’organisation. Encore une fois, soyez didactiques : utilisez la vidéo, les infographies, distribuez des exemplaires de démos… Si un projet pilote a déjà été développé, c’est le moment de montrer des témoignages de retour d’expérience,…
    • La réponse peut également durer entre 10 et 15 minutes.
  • La session de questions-réponses :
    • C’est un must. Vous ne pouvez pas passer à côté. Cela fait partie des règles du jeu d’une communication ouverte et transparente. En général, j’observe que les journalistes préfèrent garder leurs questions pour un entretien privé mais vous devez leur donner la possibilité de poser leurs questions.
  •  Fin de la conférence de presse :
    • C’est le moment de conclure. Habituellement, l’accueillant ou le CEO peuvent remercier les journalistes et participants externes de leur présence et de leur participation. La personne qui conclut la conférence de presse invite les journalistes à se restaurer et les informe que les orateurs de la conférence de presse sont disponibles pour des interviews individuelles.
  • Les interviews individuelles :
    • C’est un élément important, il faut y accorder du temps et du soin. J’y reviendrai dans le prochain épisode mais un conseil : prévoyez du temps dans l’agenda de vos orateurs et de l’espace dans le lieu de la conférence de presse où les journalistes pourront réaliser des interviews individuelles. Idéalement dans un lieu séparé de la salle de conférence de presse, pour éviter des bruits de fonds de personnes en train de manger.
  • Comment gérer les VIP’s, ?
    • Si une personnalité de très haut rang (membre de la famille royale, par ex.), je préfère vous dire que ce sont l’équipe du protocole qui vont vous gérer plutôt que l’inverse. En gros, toute l’organisation de votre conférence de presse tournera autour du programme, de la volonté, des besoins du VIP. Je suis désolé mais vous n’aurez qu’à vous adapter. C’est un peu le prix à payer du fait que votre événement intéressera beaucoup plus les médias…
    • Un petit conseil : faites alliance avec le porte-parole ou responsable communication du VIP – vous faites le même métier finalement… Il ou elle comprend votre réalité, vous comprendrez aisément la sienne. Il ou elle sera un allié pour vous vis-à-vis d’autres personnes du protocoloe
    • Le Jour J, vous remarquerez qu’il ou elle connaît et gérera une bonne partie des journalistes présents : ceux qui suivent les questions royales et people.

 

Pour conclure, je voudrais vous rappeler que le succès d’un événement de presse consiste principalement dans sa pertinence. Si une grande annonce se prépare pour votre organisation, oui, une conférence de presse vaut le coup et oui, cela sera beaucoup plus agréable à préparer pour toutes les parties impliquées : le contenu sera plus facile à rédiger, les journalistes seront plus intéressés, les retombées seront plus grandes et tout le monde sera contents des ressources et efforts investis. Si l’information à communiquer n’est pas phénoménale, cela risque d’être galère… pendant plusieurs semaines. Dans le prochain épisode, on va aller un pas plus loin avec quelques conseils très pratiques pour vous donner toutes les chances de succès. On abordera également quelques questions qui fâchent genre : faut-il mélanger journalistes et bloggers à une conférence de presse ? Faut-il accepter des embargos de journalistes qui ne peuvent pas venir à la conférence de presse… Bref des questions sommes toute assez passionnantes.

[PODCAST] A PR of IT #12 – Les nouveaux rôles de la créativité – interview de Sven Nijs

Les nouveaux rôles de la créativité

Au cours des derniers mois, j’ai été amené à reconsidérer le rôle de mon métier dans la société, la manière dont les Relations Publiques peuvent contribuer à l’évolution de notre société. Comment peuvent-elles aider à accompagner les nécessaires changements auxquels nous seront toutes et tous confrontés.

Si les notions de transparence, d’impact et de preuve me semblaient essentielles pour que les organisations puissent inspirer la confiance nécessaire auprès de leurs publics pour entamer de nouvelles démarches sociétales, la notion de la créativité permettant de rendre ses démarches intelligibles et attrayantes me semble aujourd’hui également impérative.

Cette prise de conscience n’est pas étrangère aux nombreuses discussions passionnantes que j’ai pu avoir avec Sven Nijs avec qui j’ai travaillé chez Voice.

Dans cet épisode, nous allons poursuivre à nouveau une discussion passionnante sur le rôle de la créativité dans notre société, son évolution au sein des agences et le besoin impératif d’intégrer la créativité dans des démarches de communications « CSR ».

Avec Sven, j’aborderai également une question qui me semble fondamentale dans l’évolution des agences de communication : la créativité est-elle l’affaire d’un homme/d’une femme ou est un processus collectif à mettre en place ?

Je remercie Sven pour son temps et toutes ces discussions passionnantes que nous avons pu avoir et que nous aurons encore, j’en suis sûr.

Bonne écoute.

Liens de l’épisode :

Pourquoi écouter des podcasts?

Les podcasts ont près de 15 ans et pourtant, autour de moi, tellement peu de gens en écoutent. Puisque j’ai l’impression qu’ils passent à côté d’une incroyable somme de connaissances, de divertissement, de sagesse, de bonnes infos, d’humour… aussi facilement disponibles et accessibles, je me suis dit que cela valait bien un petit post pour vous encourager à passer aux plaisirs de la baladodiffusion 😉

De plus, c’est l’été, vous avez a priori devant vous un peu plus de temps libre, probablement de longs trajets à agrémenter, des vaisselles colossales à faire et des séances de jogging à reprendre, voici un inventaire tout subjectif des raisons pour lesquelles vous devez vous mettre aux podcasts.

Attention, je parle ici en grande majorité de podcasts « natifs », c’est-à-dire qui ne sont pas associés à un grand-média, qui sont une émanation spontanée de passionnés. Une version audio du blogging en somme.

  1. Parce que c’est simple :
    • Vous avez un hobby, une passion, une marotte, il y a un podcast qui existe pour vous. Faites-le test : tapez « [votre passion] + podcast » dans Google et vous tomberez, j’en mets ma main à couper » sur un podcast (ok, peut-être en anglais…) qui vous botte. Sinon, surfez sur les annuaires comme Podcasteo ou Podmust pour découvrir des podcasts (francophones). 
  1. Parce qu’il existe de nouveaux outils de recommandations :
    • Je viens de découvrir Eeko-Podcast, c’est un site et une application qui sont à la fois un annuaire et une plateforme d’écoute de podcast. Vous adorez la fonction « Discover » de Spotify ?  Cette appli est faite pour vous. En remplissant un profil sur base de catégories thématiques, vous recevez des suggestions. J’y ai, pour ma part, découvert l’excellent Superception, un podcast sur la communication, le marketing et le management. 
  1. Pour apprendre un milliard de trucs
    • Pour peu que vous soyez un peu curieux.se, il n’y a vraiment qu’à se baisser pour trouver des contenus intéressants, qui si c’est votre truc vous permettront de briller en société. Il existe en effet des podcasts plus « généralistes », qui n’abordent pas de thématiques précises, si ce n’est celle d’apprendre. Je vous recommande Stuff You Should know (dont un épisode génial sur le dark side de Relations Publiques) et Culture 2000 qui aborde sous un angle assez historiques des sujets aussi varié que les guerres d’ex-Yougoslavie, la culture Rasta ou la radio. 
  1. Parce que le podcast est parfois là où on ne l’attend pas
    • Y a pas de mauvais sujets, que des bons traitements : voilà pourquoi vous pourrez comme moi vous passionner pour le quotidien de Justine, jeune fille de 11 ans qui raconte son passage à l’adolescence, avec « Entre ».  Je vous invite à vous pencher sur la malédiction des Kevin au travers de leurs témoignages via le podcast d’Anouk Perry. Enfin, pourquoi ne pas prendre un peu de temps pour redécouvrir– je cite – « cet espèce d’épouvantail de la chanson française qui a marqué tout un pays pour le meilleur ou pour le pire» avec Stokholm Sardou ? 
  1. Parce que cela fait passer les tâches ménagères plus vite
    • Une vaisselle kilométrique à terminer, des petits pois à écosser, vos placards à organiser ? Même pas peur ! Avec plaisir, même ! Du moment que j’ai quelques bons podcasts à déguster. J’ai même créé le hashtag #radiovaisselle lorsque je partage de bons podcasts sur Twitter.
  1. Parce que cela vous permet de rattraper des émissions de radio
    • C’est peut-être l’usage le plus évident et le plus connu. Mais en dehors des moments classiques de radio, le podcast est super pour rattraper des événements un peu historiques comme le parcours nos Diables rouges en Russie. Je ne vous cache pas que dans mon lieu de villégiature en France, j’étais bien heureux de ressentir un peu de cette émotion footo-patriotique par podcast interposé alors que je me tapais RMC ou TF1 pour suivre les matchs en mode hertzien …
  1. Parce que cela permet d’échanger avec votre famille, vos amis, vos collègues
    • Depuis toujours, on parle de ce qu’on lit, de ce qu’on écoute, de ce qu’on regarde. A fortiori lorsque c’est nouveau. Parler de vos découvertes podcastiques vous permettra probablement d’en découvrir de nouveaux via vos proches. Petite anecdote personnelle, nous avons fait découvrir « Entre » (mentionné plus haut) à nos filles de 10 et 8 ans, cela nous a permis de déclencher de sacrées discussions sur l’adolescence, les genres, les religions… 
  1. Parce que c’est là que ça se passe :
    • Du féminisme en passant de questions de masculinité ou le rôle des pères, de nombreux podcasts abordent des questions de société essentielles. Le fait que des citoyens s’emparent de problématiques sociétales me semble particulièrement réjouissant.
  1. Parce que cela vous connectera avec des passionnés
  1. Parce qu’il y en a de vachement drôles
    • Parce que ce qui est drôle pour l’un, ne l’est probablement pas pour d’autres, je vous livre quelques podcasts qui me font bien marrer même si ce ne sont pas spécialement des podcasts d’humoristes.
      • Riviera Détente 
        • Description de l’auteur : « Riviera Détente avec Henry Michel : vos membranes se dilatent. Des conversations, de l’improvisation et de la bonne humeur sous le soleil et dans l’insouciance. »
      • Les Fruits de la Station
        • Description de l’auteur : « Ritchie Bouze et Jean-Bierre Bernaut dialoguent, partagent, s’amusent et s’enivrent. Tout cela dans un environnement convivial et cosy. »
      • 2 heures de Perdues
        • Descriptions des auteurs : « 2 heures de perdues, c’est une bande de tocardos avec des micros qui s’enfilent chaque semaine des films de l’enfer juste pour te faire patienter dans les transports ou te faire marrer sur ton velo elliptique que t’assumes pas.

Voilà, j’espère vous avoir convaincus… Vous voulez vous y mettre et franchir le pas ? Je vous invite à faire le test Google : en tapant « [Votre Passion] + podcast » dans votre moteur de recherche préféré. Une autre option est d’aller jeter une oreille Podcastore, un podcast super sympa de recommandation de podcasts* que j’écoute depuis quelques mois et qui m’a permis de découvrir énormément de podcasts cités plus haut ;

Prochainement, je ferai un petit post décrivant de manière assez pratique : « comment écouter un podcast » ? Entre temps, vous pouvez également aller jeter une oreille à mon propre podcast dédié aux Relations Publiques et à la communication intitulé  » A PR of it ».

 

 

*Attention, depuis l’épisode #43 a changé de concept. Plutôt que de proposer des recommandations, les chroniqueurs proposent des concepts de podcasts qu’ils auraient envie d’entendre

 

[PODCAST] A PR of IT #11 – La Communication dans le Food – interview de Carlo de Pascale

Alors aujourd’hui un épisode consacré au domaine de la communication dans le food, la consommation, la gastronomie avec un invité qui m’est chef.

Antonin Archer de Nouvelle Ecole, un excellent podcast d’entretiens, l’avoue sans se cacher : son podcast est un prétexte pour rencontrer des personnes qu’il admire.

Aujourd’hui, je rejoins un peu Antonin en recevant une personnalité qui m’est chère dans le petit espace médiatique belge francophone. J’ai nommé Carle de Pascale. Ancien patron du Perbacco, un restaurant italien aujourd’hui disparu, Carlo de Pascale multiplie les casquettes : chroniqueur culinaire sur Bientôt à Table sur la Première avec Sophie Moens, dans On n’est Pas des Pigeons sur La Une ou encore dans So Soir avec la complicité de Florence Hainaut. En 2003, il lance Mmmmh au sein duquel il transmet sa passion et son savoir-faire culinaire à travers des cours qu’il donne un peu partout à Bruxelles. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la bonne chère.

Pourquoi cette affection pour ce monsieur que mon papa adore détester pour son discours parfois un peu vif et ses recommandations parfois un peu trop exotiques pour mon paternel qui ne jure que par le chou-fleur à la crème ?

En y réfléchissant, si Carlo me touche voire m’inspire, c’est parce qu’il réunit trois qualités essentielles chez un communicant qu’il ou elle soit journaliste, chroniqueur, attaché de presse ou brand manager.

  • Tout d’abord, son engagement, sa passion pour son métier et son domaine de prédilection : la bouffe, le bien-manger, l’excellence.
  • Ensuite, sa plume et sa gouille parfois acérées  procurent chez moi à chaque fois un vrai plaisir de radio ou de lecture. Chez moi, quelqu’un qui écrit bien me procure autant de plaisir qu’un bon solo de guitare.
  • Enfin, c’est son côté pédagogue qui cherche à transmettre le goût pour l’authenticité des produits et pour remettre en perspective les modes, les diktats qui n’arrêtent pas de traverser la sphère gastonomico-nutritionnelle.

Bref des qualités qui peuvent inspirer confiance, thème qui me tarabuste énormément ces temps-ci tant elle est mise à mal dans l’espace public et médiatique de nos jours.

Avec Carlo, j’ai voulu aborder le rôle de la confiance dans le domaine de la consommation et de la gastronomie. Comment les marques peuvent-elles inspirer confiance ? Quel est le rôle des commentateurs dans ce domaine, qu’ils ou elles soient journalistes, chroniqueurs ou bloggeurs ? Coutume oblige, je lui ai demandé ses recommandations pour de jeunes communicants qui voudraient évolue dans le domaine du food.

Dans cet épisode, on parlera de transparence, d’authenticité, de storytelling… Je retiendrai particulièrement le nécessité de rester fidèle à ses valeurs et de créer des relations de qualité sur le long terme.

Les liens de l’épisode

 

[PODCAST] A PR of IT #10 – Be Influence et le Nano-Influencer Marketing

Dans un contexte où macro- et micro-influenceurs sont en perte de crédibilité et où un nouveau changement dans l’algorithme de Facebook privilégie les « meaningful interactions »  en poussant les publications des proches (amis et famille), on peut penser que BeInfluence bénéficie d’un bon alignement des planètes pour lancer une plateforme de nano-influencer marketing.

Ajoutez à cela un contexte d’une génération de Millenials beaucoup sensibilisés aux problématiques sociétales et on obtient un terrain favorable pour un nouveau canal de promotion orienté « jeunes ».

Les nano-influenceurs, c’est vous, c’est moi, qui avons quelques centaines, peut-être quelques milliers de relations, principalement des amis, de la famille sur les réseaux sociaux.

Lancé fin 2017, BeInfluence – une jeune pousse bruxellois née sous l’aile de Solvay Business School de l’Université Libre de Bruxelles – est une plateforme en ligne qui permet aux marques et aux organisations d’entrer en contact avec des jeunes nano-ambassadeurs à qui l’on va proposer de relayer leurs campagnes.

Et cela semble fonctionner puisque les KPI’s de BeInfluence crèvent tous les plafonds en termes de taux de clic et de taux d’engagement.

Découvrez l’interview Boris Kaisin, co-fondateur de BeInfluence, qui promeut une nouvelle forme d’influencer marketing, avec une vision puisqu’il le dit lui-même : la vision de Beinfluence est de pouvoir donne aux jeunes un pouvoir d’impact sur la société et sur le monde.

 

[PODCAST] A PR of IT #9 – Interview de Stéphan Salberter

Dans nos métiers de communicants, c’est généralement l’actualité qui guide nos choix éditoriaux. Et d’actu mon invité n’en a pas manqué ces derniers temps, raison pour laquelle son choix s’est imposé naturellement.

J’accueille donc aujourd’hui Stéphan Salberter, qui après un impressionnant parcours à la tête de la commmunication corporate de grands noms de le finance, a récemment a fait coup sur coup parler de lui pour la création de son entreprise de consultance Kersel ;  avoir lancé Le 19, un centre d’autoformation au codage ; avoir rejoint Akkanto en tant que Senior Advisor ou encore pour sa collaboration avec le cercle d’affaires B19.

Il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour lui proposer de passer une demi-heure à échanger sur le rôle des RP dans l’accompagnement du changement sociétal.

Avec lui, nous avons abordé l’importance de retourner au cœur des missions initiales des entreprises pour entamer cette transition. J’ai particulièrement apprécié sa façon de présenter la fonction de communication et de marketing à savoir :  donner à vos interlocuteurs les outils leur permettant de créer leurs propres histoires.

J’ai également profité de l’avoir sous la main pour lui demander au vu de son beau parcours dans la communication corporate quelles étaient les qualités et points d’améliorations de RP qu’ils avaient pu croiser.

Vous le remarquerez Stephan manie les cases, les références et les statistiques avec une aisance déconcertante.

Alors, je m’excuse d’emblée sur les bruits de foreuses qui ont quelque peu perturbé l’interview, rassurez-vous elles se tairont après quelques minutes.

Merci et bonne écoute !

Où trouver Stephan Salberter :

 

Références :

 

 

 

Un réseau européen de fact checkers citoyens, who’s in ?

Crédit visuel : arthobbit

Faisant suite au scandale Cambridge Analytica et ses péripéties, la Commissaire européenne à l’Economie numérique Mariya Gabriel a, ce jeudi, exhorté les réseaux sociaux à devenir « des acteurs responsables » et à élaborer un code de bonnes pratiques pour lutter contre la désinformation.
Elle a également fait écho aux conclusions d’un groupe de travail (dont de nombreux médias européens faisaient partie) qui s’est notamment penché les dangers de la désinformation. Ce dernier a évoqué la possibilité de créer un réseau indépendant de vérificateurs de faits.

Pour ce faire, d’après le communiqué, il se baserait sur un réseau européen déjà existant émanant de Poynter, une association professionnelle de journalistes ayant précisément établi son réseau de fact checkers ayant développé son code de bonne conduite.

Là où je trouve l’idée intéressante, je m’interroge également sur le fait d’institutionnaliser cette fonction de fact checking. En effet, selon moi, comme dans toutes problématiques sociétales : mobilité, gestion des déchets, égalités des chances,… l’implication citoyenne est un facteur de succès essentiel.

Dans la dernière enquête Eurobaromètre, 83 % des personnes interrogées déclaraient que les fausses informations représentaient un danger pour la démocratie. Ça fait un paquet de personnes qui pourraient se mobiliser pour être beaucoup plus actifs contre la désinformation.

Outre l’éducation aux médias et la stimulation de l’esprit critique qui revient systématiquement parmi les pistes permettant de lutter – certes sur le long terme – contre les fake news et la désinformation, il me semble intéressant de stimuler une forme d’activisme numérique chez les citoyens permettant de s’engager d’une part ne relayer que des informations doublement vérifiées et d’autre part dénoncer les contenus relevant de la désinformation.

Dans le dernier Trust Barometer d’Edelman, on pouvait observer un nouveau déclin dans la confiance des citoyens envers les institutions (les médias notamment). Par contre, les citoyens réaffirmaient leur confiance envers les individus (notamment les journalistes). Une tendance qui m’encourage à penser qu’il est important que nous puissions – entre citoyens –  identifier de manière un peu plus formelle des sources d’informations fiables.

Comment faire ? Très bonne question ? Revenir à une forme d’indice, type Klout qui permettrait d’identifier les personnes crédibles ? Un logo affiché sur votre photo de profil, genre « les fake news, non merci » démontrant son engagement ? Ou une forme de blockchain, qui permettrait de valider entre citoyens la fiabilité des contenu partagés ? On en voit bien émerger comme SteemIt qui viennent récompenser les émetteurs de contenus ayant partagé des contenus jugés les plus pertinents par la communauté ?

Un rôle pour les plateformes ?

Cet activisme citoyen doit-il se faire avec l’aide des plateformes ? Probablement, étant donné qu’elles font – et leurs modes de fonctionnement – ont fait partie de problème… Alors est-ce que de la même manière que Google favorise les contenus émanant de sources fiables, peut-être qu’une certaine forme d’élément de légitimité et de crédibilité pourrait être intégré dans les algorithmes des réseaux sociaux.

A lire également sur le sujet : ss’attaquer à la désinformation à l’ère des réseaux sociaux par Ricardo Gutierrez